Le lundi 12 mars au matin, Libérons Le Louvre a occupé pendant plus de deux heures la salle du Radeau de la Méduse pour dénoncer le partenariat avec Total.

Romain Nicolas

 

Depuis un an, le collectif et plus de 10 000 personnes qui ont signé leur appel, exigent du Musée du Louvre qu’il rompe son partenariat avec l’entreprise Total.

Le collectif a choisi de marquer un lien fort entre le tableau du Radeau de la Méduse et les projets de Total qui détruisent d’ores et déjà de nombreuses vies et cultures à travers le monde.

Plus aucun nouveau projet fossile ne devrait voir le jour, pourtant le plus gros investissement de Total à l’heure actuelle porte sur un méga projet gazier dans l’Arctique. Les activités de Total sont incompatibles avec les objectifs fixés lors de la COP21. Le partenariat avec Total entre en contradiction avec l’ambition du musée de tisser des ponts entre les civilisations et cultures passées et les générations actuelles comme à venir.

« Alors que le projet de loi asile immigration est à l’heure actuelle en discussion, nous avons souhaité rappeler que de plus en plus de communautés seront poussées à l’exil à mesure que les impacts du dérèglement climatique continueront de s’accentuer. Si nous sommes en mesure d’identifier les premières victimes du dérèglement climatique, dénonçons les principaux responsables : les multinationales de l’industrie fossile, dont Total est le premier représentant en France. Notre performance travaille sur notre devoir de solidarité et d’empathie – envers des victimes que nous pensons lointaines, sans visages», explique Kester, un membre du collectif.

« L’urgence est là. C’est pourquoi nous avons franchi une nouvelle étape avec cette action, en contraignant le musée à réagir et à faire évacuer la salle du Radeau de la Méduse » ajoute Alejandra du collectif Libérons Le Louvre. “Nous refusons que sous couvert de mécénat, le musée du Louvre permette à l’entreprise de se donner une image vertueuse, investissant dans la culture et l’art, alors que leurs projets détruisent d’ores et déjà de nombreuses vies et cultures à travers le monde. ”

 

En refusant de prendre position contre le danger que posent les activités de Total, le Louvre contribue à les légitimer.  Suite à des campagnes similaires, mêlant art et militantisme, plusieurs institutions culturelles ont déjà rompu leurs liens avec l’industrie fossile, parmi lesquelles la Tate Gallery à Londres, le festival d’Edimbourg, ou le Museum of National History aux États-Unis. D’autres musées prestigieux dans le monde font l’objet de campagnes similaires, comme le musée Van Gogh à Amsterdam. Le collectif Libérons Le Louvre est déterminé à poursuivre ses actions jusqu’à ce que le musée du Louvre renonce à son partenariat avec Total.

Nous sommes convaincu-e-s qu’ensemble nous parviendrons à mettre le Louvre face à cette contradiction. Soutenez le collectif et signez notre pétition.

 

FacebookTwitter